Le mois de septembre voit resurgir en France la crise politique confinant à la crise de régime, que le bloc au pouvoir macrono-LR était parvenu à suspendre provisoirement avec la complicité du RN et du PS. Le gouvernement de François Bayrou a toutes les chances de tomber le 8 et, dans la foulée, le 10, s’annonce une journée de mobilisations, imprévisible dans son ampleur, ses formes et sa radicalité, mais fortement attendue.
Contretemps a demandé à plusieurs militants ou dirigeants d’organisations de la gauche sociale et politique de développer leurs positions concernant la nouvelle conjoncture politique qui s’est ouverte cet été, et les perspectives qu’ils avancent. Dans cette contribution, Clémence Guetté et Hadrien Clouet – députés de la France Insoumise – resituent cette journée de mobilisation dans un été politique qui appelle des prolongements très politiques, afin de mettre fin au règne d’Emmanuel Macron.
On pourra également lire sur notre site la contribution de Hendrik Davi, député membre de L’Après.
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Un été politique
Pour la première fois au XXIe siècle, la torpeur estivale n’a pas dilué les mobilisations politiques. Ainsi, pendant l’été, deux millions de personnes ont signé une pétition contre la loi Duplomb sur les pesticides. Le mouvement pour la paix s’est renforcé avec le départ d’une nouvelle flottille de la liberté, à bord de laquelle se trouvaient deux députées insoumises. Et au lendemain de la déclaration de guerre sociale de François Bayrou, on a vu émerger spontanément sur les réseaux sociaux des appels à la riposte populaire.
Cette politisation estivale ne tombe pas du ciel : elle s’inscrit dans un contexte socio-économique particulier. Conjoncturellement, les annonces budgétaires de François Bayrou ont agi comme un détonateur, révélant une colère populaire déjà latente. Structurellement, l’été permet à une partie de la…
Auteur: redaction

