L’ESSENTIEL
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La nouvelle hausse de l’inflation a poussé la Banque centrale européenne (BCE) à augmenter ses taux directeurs – 2,5 % pour le taux de dépôt.
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Entre lutte contre l’inflation, baisse des crédits et réduction de l’activité, les hausses de ces taux ont des conséquences pour les ménages modestes.
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En luttant contre l’inflation, la BCE peut contribuer à ralentir l’économie française et d’augmenter le chômage.
Entre août 2025 et août 2026, les prix payés par les ménages ont progressé de 2,4 % sur le territoire national. Ce regain d’inflation contraste avec le repli observé depuis le pic de 2022, année où l’invasion de l’Ukraine par la Russie avait porté l’inflation annuelle à un niveau record de 5,2 %.
Cette inflation vient affecter le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes, disposant d’un niveau d’épargne plus faible et avec un niveau de vie relativement faible – appartenant aux 20 % des ménages les plus faibles pour l’Insee et 40 % pour la Drees.
Pour contrôler cette inflation et remplir son objectif premier de maintenir la stabilité des prix, la Banque centrale européenne (BCE) relève son taux directeur pour le refinancement des banques à 2,65 % et le taux de dépôt à 2,5 % en septembre 2026.
Mais quels sont les enjeux réels d’une telle décision pour les ménages modestes, plus exposés dans leur vie quotidienne à une hausse des prix ?
Si notre étude souligne que les décisions prises par la BCE concernent en premier lieu les banques, principaux vecteurs de transmission de la politique monétaire, elles exercent également une influence sur la consommation des ménages par le canal du crédit bancaire.
Faciliter ou limiter les crédits
Afin de maintenir la stabilité des prix, la BCE dispose de différents outils. Le principal : le taux de refinancement des banques.
Concrètement, quand une banque souhaite prêter de l’argent à un ménage avec…
Auteur: Matthieu Picault, Professeur de Finance , LEM-CNRS 9221, IÉSEG School of Management
