Quelle est la fonction de la police et pourquoi elle tue ?

La plupart des policier-es sont travaillés par de nombreux préjugés racistes, idéologiques et ont incorporé une fonction sociale : maintenir un certain ordre social, ce qui signifie par exemple faire preuve de compréhension et même de protection vis-à-vis de jeunes issus de la bourgeoisie, et au contraire être particulièrement agressif vis-à-vis de jeunes issus des classes populaires, particulièrement lorsqu’ils sont de couleur. La police vient ici assigner une catégorie à son rang inférieur et le contrôle policier vient aussi rappeler la position sociale. Le maintien de l’ordre doit s’entendre au pied de la lettre : conserver un certain ordre social, relayer les préjugés racistes et sexistes, préserver les hiérarchies bien établies, garantir les conditions de produire plus d’argent avec l’argent. D’où un renforcement sécuritaire constant qui a tout de la fuite en avant et une police et une gendarmerie qui fonctionnent de plus en plus comme des milices nationalistes et patronales.

D’abord dans les quartiers populaires – et de plus en plus, fatalement, partout ailleurs – la police apparaît comme « un Etat dans l’Etat ». Les contrôles au faciès sont la norme et l’occasion pour la police d’inscrire sur les corps sa domination. L’usage de la force contre ce qui représente, selon les agents, tout ce qui est déviant ou rebelle est considéré comme nécessaire. De fait, la police possède par nature un pouvoir discrétionnaire et de largesses s’apparentant à de l’impunité. Les menaces régulières de dissidences, ou de porter atteinte à des magistrats, élu-es ou tout-e autre individu-e qui ne feraient pas corps avec l’idéologie policière, les manifestations cagoulées et armées, les coups de pression médiatiques, rappellent régulièrement la position singulière de cette institution. Elle est la seule pouvant s’opposer de cette manière aux pouvoirs publics non seulement sans risque, mais…

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