Cette semaine, la journaliste Greta Kaczinsky est allée interviewer l’un des porte-parole de « Riposte Alimentaire », un mouvement écologiste qui réclame une sécurité sociale de l’alimentation et qui s’est récemment illustré par des jets de soupe sur la Joconde ou des tableaux de Monet. Ce mouvement, ou plutôt cette « campagne » visant à obtenir une victoire écologique face au gouvernement, s’inscrit dans la continuité de la campagne de désobéissance civile « Dernière Rénovation », qui réclamait pour sa part des investissements massifs du gouvernement dans la rénovation thermique des bâtiments. Greta Kaczinsky, qui n’a de cesse d’enquêter sur les nouvelles formes de l’agir écologique, fait le point sur les objectifs et la stratégie de ce mouvement, ses échecs et ses principales réussites.
Bonjour, pouvez-vous commencer par nous expliquer ce qu’est l’objectif de votre mouvement ? En tant que campagne et non mouvement, notre mission est d’organiser des épisodes de résistance civile de masse et non-violente en France pour déclencher une action politique climatique à la hauteur de l’urgence et de la façon la plus juste et acceptable possible socialement. Organiser est entendu ici comme le fait de contribuer à l’organisation de ces épisodes, par exemple en assurant la logistique, la gestion des volontaires, la mobilisation, la médiatisation, le soutien financier ou informatique, les formations…Quels moyens employez-vous pour atteindre cet objectif ? Notre stratégie est de rendre la lutte accessible à toutes et tous. En gros, on crée un cadre qui permet à chacun d’entrer en action, de prendre des risques, mais sans que cela soit difficile à réaliser. Le meilleur exemple est le blocage de route : faire ce type d’action est accessible à toutes et tous, il nécessite une formation mais n’est pas très compliqué en soi. C’est pour cela d’ailleurs que beaucoup…