Quelle joie le rock'n'roll… de droite ?

« Les paroles de Joe Strummer font tellement pitié quand tu écoutes les Clash  ». Cette formule a forcement explosé aux oreilles (enfin, aux yeux), de toutes celles et ceux qui connaissent et apprécient les paroles du cofondateur des Clash… et celles de Didier Wampas.

Lui et ses musiciens ont du talent et trimballent depuis 40 ans un nihilisme joyeux et foutraque, une belle énergie sur scène et un timbre vocal et musical singulier immédiatement identifiable (ce qui peut aller jusqu’à le rendre insupportable). Bref, les Wampas, on aime ou on aime pas.
Quoi qu’il en soit, Didier Wampas gagnerait beaucoup à laisser Joe Strummer tranquille. Je pense être parfaitement iconoclaste, mais c’est une différence de posture politique essentielle qui me fait réagir. Le chanteur des Wampas explique qu’il ne « voit pas le rock comme une musique contestataire  », qu’il « essaie de ne pas se prendre au sérieux » (tout en renvoyant l’ascenseur en fin d’article à M. Bégaudeau, à qui il arrive pourtant, plus qu’à son tour, de pontifier) et célèbre le rock’n’roll et la «  joie de chanter « yéyé », chanter « shalala », chanter n’importe quoi  ». Grand bien lui fasse, mais sa conception du rock me semble simplement … de droite. Très en accord, finalement, avec un air du temps acquis à la résignation, à la fascisation et aux assauts suicidaires contre le vivant. Il est certes préférable pour tout punk (ou pas) qui se respecte d’éviter de « se prendre au sérieux », mais il peut être profitable de comprendre le contresens punk originel tel que le décrit brièvement mais avec beaucoup d’efficacité M@quis dans cet article. La formule « No future ! », devenue slogan, n’est pas l’illustration d’un nihilisme borné plus ou moins rigolo, mais bien l’expression d’une volonté de subversion d’un ordre injuste. Lorsque Julian Temple, le biographe documentaire de Joe Strummer…

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Auteur: dev