La course à la chefferie du Parti libéral du Canada se tient dans le contexte exceptionnel des menaces tarifaires de l’administration Trump.
Pour le moment, les relations entre le Canada et les États-Unis occupent le premier plan de cette course, éclipsant la question de l’orientation idéologique future du Parti libéral.
Néanmoins, cette question demeure essentielle, car la personne qui gagnera cette course héritera d’un Parti libéral positionné plus à gauche sur l’échiquier politique.
Depuis 2015, nous observons une expansion des politiques sociales du gouvernement fédéral, au contraire de la tendance ailleurs dans le monde. Les dernières années du gouvernement de Justin Trudeau sont aussi marquées par l’entente inédite de collaboration avec le Nouveau Parti démocratique (NPD).
La Presse canadienne/Adrian Wyld
Cette dernière entente et son rôle dans l’évolution récente du Parti libéral du Canada jusqu’à la démission de Justin Trudeau est cruciale pour comprendre le contexte dans lequel se tient l’actuelle course à la chefferie. Elle représente l’aboutissement de changements tant dans les idées du PLC que dans ses relations avec les autres partis. Les aspirants chefs doivent ainsi se positionner vis-à-vis cette histoire récente du Parti, ses stratégies politiques, et décider de recentrer ou non son orientation idéologique.
Professeur de science politique à l’Université McGill et doctorant en science politique à l’Université d’Ottawa, nos travaux portent sur les politiques sociales et économiques au Canada.
Trois mouvements concomitants
L’émergence d’une telle collaboration entre les libéraux et les néo-démocrates s’explique par trois mouvements…
Auteur: Louis Massé, PhD Student, Political Science, L’Université d’Ottawa/University of Ottawa

