Sans science, il n’y a pas de justice sociale. C’est ce qu’a déclaré la présidente de l’Académie brésilienne des sciences, en clôturant le Forum S20, une coalition d’Académies des sciences des pays du G20, qui s’est réunie sous la direction du Brésil en juillet dernier.
On en a peu entendu parler, mais ce forum a donné lieu à une déclaration et à des recommandations sur cinq thèmes, qui ont été acheminées aux dirigeants du G20 en accord avec l’agenda 2030 des Nations unies pour le développement durable : (1) intelligence artificielle ; (2) bioéconomie ; (3) processus de transition énergétique ; (4) défis de santé ; et (5) justice sociale. Plusieurs de ces thématiques ont été reprises dans la Déclaration des dirigeants du G20 à Rio de Janeiro.
Le développement des sciences, de la technologie et de l’innovation (STI) est une question importante pour toutes les sociétés. Car sans les sciences, on ne pourra pas atteindre les objectifs de développement durable ou lutter contre le changement climatique, par exemple.
Il est donc impératif que la science gagne de plus en plus de place dans les forums internationaux, qu’ils soient scientifiques, politiques ou économiques.
Mais les dirigeants internationaux accordent-ils l’attention voulue à cette nécessité ?
Candidate au doctorat en science politique à l’Université de Montréal, je travaille sur la diplomatie scientifique dans les pays émergents et je m’intéresse à l’internationalisation des STI.
La place de la science au G20
Heureusement, les derniers sommets du G20 montrent que des efforts pour intégrer la science sont, en fait, déployés.
Rappelons ce qu’est le G20 : il s’agit d’un forum de coopération économique et de dialogue international qui regroupe 19 pays plus l’Union européenne et l’Union africaine. Ensemble, ces pays représentent 85 % du produit intérieur brut mondial.
Créé en 1999, le groupe n’a pas…
Auteur: Amabilly Bonacina, Candidate au doctorat en science politique, Université de Montréal

