2024 est une année particulièrement dévastatrice pour les droits de la communauté trans et intersexe en France, mais aussi à l’échelle mondiale. Au Pérou, un décret présidentiel a classifié les personnes trans comme malades mentales, alors que l’OMS a, en 2019, retiré la transidentité de la liste de ces pathologies. La situation en France se dégrade également, marquée par deux transféminicides en juillet, dont celui de Geraldine, une femme trans travailleuse du sexe d’origine péruvienne.
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En mai dernier, la droite et l’extrême droite du Sénat, main dans la main, ont adopté un projet de loi visant à interdire la transition médicale des mineur·es trans. Le livre transphobe de la militante d’extrême droite Marguerite Stern est promu par les médias de droite. Une semaine avant la marche ExisTransInter, qui a eu lieu le 12 octobre, 63 militant·es mobilisé·es contre la présentation de ce livre ont été violemment reprimé·es et interpellé·es.
Face à ce climat transphobe en lien avec la montée de l’extrême droite, cette marche s’était donné pour mot d’ordre, cette année, « Face aux réactionnaires, riposte unitaire pour les droits trans et intersexes ». Le collectif organisateur a décidé de s’ouvrir aux syndicats et aux partis politiques. Toutefois, cette ouverture est devenue la centralité du conflit entre les positions de syndicats et celles d’associations trans et intersexes sur certains sujets féministes.
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Auteur: Mimi Aum Neko

