Vous avez probablement déjà voyagé à bord des rames « Régiolis », de plus en plus présentes sur nos lignes ferroviaires. Leur principal atout ? Leur polyvalence. En configuration standard, ces trains circulent à la fois sous caténaires, en mode électrique, et sur les lignes non électrifiées, en mode diesel.
La famille Régiolis comprend également plusieurs autres versions, déjà en service ou en développement : une version électrique capable de circuler sous différentes tensions ; une version au biocarburant, testée en 2021 ; une version hybride électrique-diesel-batterie, en service commercial depuis 2023 ; et une version bi-mode électrique-hydrogène, dont la mise en service commerciale est prévue pour 2026.
Les Régiolis sont ainsi capables de circuler sur l’ensemble du réseau ferroviaire, qu’ils soient électrifiés ou non, évitant ainsi l’utilisation de locomotives ou automotrices diesel sous caténaires pour les trajets qui ne seraient que partiellement électrifiés. Avant 2014, la ligne Paris-Granville était, par exemple, entièrement desservie par des rames diesel X TER. Aujourd’hui, grâce à l’introduction de rames Régiolis, les trains circulent en électrique depuis Montparnasse jusqu’à Dreux, puis poursuivent leur trajet jusqu’en Normandie en puisant dans leur réservoir de carburant.
Floppy36/Wikimedia, CC BY-SA
En 2023, les émissions mondiales de dioxyde de carbone, principal contributeur au changement climatique, ont atteint 37,4 milliards de tonnes, dont près d’un quart est imputable au secteur des transports. Parallèlement, la pollution atmosphérique, principalement causée par des polluants tels que les particules fines, le dioxyde d’azote et l’ozone, est responsable de près de 9 millions de décès…
La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Antoine Belleguie, Doctorant en transition énergétique du ferroviaire, Université Gustave Eiffel

