Quelques conseils en manif et action

Nous considérons qu’une manif est un lieu où agir, aussi bien pour se défendre face à la répression qu’attaquer des pans de l’ordre existant. La question de la légalité, nous la laissons à nos ennemi-es. Nous savons bien par expérience

que se révolter expose à la répression – même en menant des activités pacifistes et de basse intensité. Le simple fait de descendre dans la rue peut désormais être un motif de brutalité policière. La répression n’est pas une exception. Elle fait partie de la réalité, particulièrement quand on lutte, et ce n’est pas une nouveauté. Il faut s’y préparer du mieux que nous pouvons, parce que si « la répression ne nous fera pas plier », elle intimide, désorganise et épuise.

Avant la manif :

 laisser son téléphone portable chez soi comme ses carnets d’adresse. Sinon, on peut faciliter le travail de la police qui repère ainsi qui vient aux manifs, qui connaît qui, et monte des organigrammes et des mouvances. Les téléphones portables sont géolocalisables en permanence et les flics peuvent récupérer les

données. En plus, ça évite d’être tenté de prendre des images : une bonne partie des personnes incarcérées pendant des mouvements le sont à cause d’images de

vidéosurveillance, de journalistes, mais ausside m anifestant-es. Ne pas filmer, c’est éviter d’être une balance.

 c’est un plus de se munir d’un numéro d’avocat-e ou d’une commission de solidarité face à la répression en cas d’arrestation de soi ou de camarades.

 c’est possible de préparer un dossier de garanties de représentation (factures

d’électricité, bulletins de salaire, factures Internet… tout ce qui peut être considéré par un-e juge comme un signe d’une certaine intégration à la société lui faisant considérer qu’il ou elle peut privilégier de vous laisser dehors plutôt que de vous enfermer en détention provisoire en cas d’arrestation), accessible à des…

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