À propos du soulèvement au Maroc, mais pas seulement, et pourquoi nous devons continuer à défendre les soulèvements
Depuis le 27 septembre, le Maroc est secoué par une vague de manifestations et d’affrontements dans les rues qui revêtent un caractère insurrectionnel et une dimension insurrectionnelle.
La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est la paupérisation généralisée (35% de chômage chez les jeunes), l’état catastrophique du système de santé (selon l’Organisation mondiale de la santé, il n’y a que 7,7 médecins pour 10.000 habitants au Maroc, contre 16,6 en Algérie voisine, 46 en Espagne et 45 en Allemagne) – ce qui est également lié au soulèvement, car en août, huit femmes enceintes sont décédées à l’hôpital après une césarienne – et, en outre, les dépenses énormes engagées par l’État marocain pour la Coupe du monde de football 2030 […] et pour la Coupe d’Afrique des nations qui se déroule cette année.
La pauvreté, le désespoir, l’analphabétisme, la répression, la corruption et la conduite du pays selon la bonne volonté et les intérêts de la classe dirigeante (comme partout ailleurs) ont conduit à un mouvement encore plus important dans les rues, comme ce fut le cas lors des manifestations de 2011-2012. La vie des jeunes prolétaires s’enfonce dans la pauvreté causée par le capitalisme, tandis que des milliards sont dépensés dans les stades de football et le tourisme. Le plus grand stade de football du monde sera bientôt situé à Casablanca, une Arène du spectacle pouvant accueillir 115.000 personnes.
Ce ne serait ni la première ni la dernière fois que des sommes colossales seraient dépensées dans le cadre d’événements sportifs, un État capitaliste s’endettant énormément, et comme d’habitude, on sait qui devra rembourser ces dettes. En Italie, en Grèce ou en Espagne également, les Jeux olympiques, les Coupes du monde de football, etc. devaient permettre…
Auteur: IAATA

