La crise des carburants s’éternise. Depuis le début de la guerre en Iran, en février, l’essence sans plomb 95 est passée, en moyenne, d’un peu plus de 1,70 euros à plus de 2,2 euros le litre en France. Une flambée historique sans commune mesure avec les prix à la pompe à l’époque de la crise des Gilets jaunes (à l’époque, on était plutôt autour de… 1,48 euros le litre), qui rappelle à quel point le pays reste structurellement dépendant de la voiture thermique. Le marché de l’électrique a beau progresser, 93 % du parc roulant français est encore constitué de véhicules à essence ou diesel. Un enjeu climatique clé à l’heure où le secteur des transports constitue le poste numéro un d’émissions de gaz à effet de serre (34 %) dans le pays.
Cet état de fait résulte en partie de choix politiques : incitations fiscales, aides à l’électrification des véhicules, développement des modes de transports collectifs et du vélo ou encore malus écologiques sur les véhicules polluants orientent les usages. La flambée des prix de l’essence nous a donc donné envie de sonder la position des groupes politiques à l’Assemblée nationale sur le sujet : quels partis votent le plus pour maintenir, ou au contraire pour sortir de la dépendance à la voiture à essence ?
Verdict : sur la totalité des 135 votes sur le sujet depuis juillet 2022 à l’Assemblée nationale, on observe un clair clivage entre le bloc de gauche (entre 79 % et 86 % de votes favorables à la réduction de la dépendance à la voiture à essence) et le bloc allant du groupe macroniste EPR (43 %) au Rassemblement national, qui dégringole à seulement 9 %.
Prix du carburant : quelles solutions défendent les groupes à l’Assemblée ?
Face à la flambée des prix du carburant, chaque parti ou groupe politique y va de ses stratégies (que nous avons détaillées dans un article dédié) :
- Baisser la TVA…
Auteur: Sophie Kloetzli
