Une dévastation inédite. Pour les forêts, pour les centaines de milliers de personnes évacuées, pour les animaux carbonisés. Avec 115 000 hectares partis en fumée depuis le début de l’année (selon le ministère de l’Intérieur), les incendies pulvérisent tous les records. Mais comme à chaque fois, au lieu d’amener à une prise de conscience généralisée sur l’urgence d’agir en faveur de l’atténuation et de l’adaptation climatique, des doigts accusateurs se tournent vers les écologistes.
Comme les canicules, les feux de forêt sont politiques. L’inaction climatique, mais aussi l’impréparation en matière de gestion des crises et de mesures d’adaptation structurelles, voilà ce qui explique l’ampleur des incendies. Si l’élément déclencheur des feux accapare bien souvent l’attention médiatique au détriment des conditions qui expliquent leur ampleur (à l’image des sécheresses exacerbées par le changement climatique), il est grand temps de se demander qui sont les vrais pyromanes.
Chez Bon Pote, nous avons déjà passé en revue la totalité des votes à l’Assemblée nationale sur le sujet dans le cadre d’un article décryptant la position du Rassemblement national sur l’adaptation climatique. Nous vous présentons ici le détail de ces votes sur la lutte contre les feux de forêt afin de sonder la position de chaque groupe politique.
Des macronistes au RN, un budget anti-incendie au rabais
Cette infographie le montre sans ambiguïté : sur les mesures clés de la lutte contre les incendies, deux blocs se distinguent très nettement à l’Assemblée. Avec d’un côté, le camp progressiste (communistes, insoumis, écologistes et socialistes) qui vote pour renforcer les moyens des services d’incendie et de secours et muscler la prévention ; et en face, les groupes allant du parti présidentiel au Rassemblement national, qui votent l’inverse.
Concernant le bloc…
Auteur: Sophie Kloetzli

