Dans le cas du syndrome de mort subite chez l'adulte, c’est généralement le rythme électrique du coeur qui est mis en cause, et non une obstruction. (Tetiana_Kryvous/Shutterstock.com)
Lorsque Mark Hughes, l’ancien entraîneur de Manchester United et de l’équipe nationale du Pays de Galles, a perdu son fils âgé de 38 ans, une enquête a révélé que la cause du décès était le syndrome de mort subite chez l’adulte, ou SADS (sudden adult death syndrome).
Il semblait en bonne santé. Aucune maladie n’était apparente. Pour une famille, cette situation est presque impossible à comprendre. Comment quelqu’un peut-il mourir d’une maladie cardiaque alors que même une autopsie pourrait ne rien révéler d’anormal au niveau de son cœur ?
La réponse commence par un fait qu’on oublie facilement : le cœur n’est pas seulement une pompe ; c’est aussi un organe électrique. Chaque battement cardiaque commence par un signal qui se propage à travers le cœur selon une séquence précise, indiquant à chaque cavité quand se contracter. Dans le cas du syndrome de SADS, la défaillance réside souvent dans ce système électrique, et non dans la structure physique du cœur.
Si le signal devient instable, un rythme anormal — une arythmie — peut se développer. La plupart sont bénignes. Mais certaines, qui prennent naissance dans les ventricules (les cavités inférieures du cœur), peuvent être mortelles. Lors d’une fibrillation ventriculaire, l’activité électrique devient chaotique et le cœur tremble au lieu de pomper. Le sang cesse d’alimenter le cerveau, ce qui entraîne une perte de conscience.
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Il faut préciser…
Auteur: David C. Gaze, Senior Lecturer in Chemical Pathology, University of Westminster
