Vu d’Europe, et de France en particulier, Donald Trump fait peur. Et pour cause : lui-même n’avait-il pas assuré que, lui président, il ferait un parfait « dictateur » ? N’avait-il pas assuré dans la foulée qu’il s’en prendrait aux « ennemis de l’intérieur », les migrants, les journalistes, les démocrates ? N’avait-il pas assuré que, lui président, il enverrait l’armée contre « ces personnes folles, ces tarés d’extrême gauche » ?
Nous avons peur de Trump et sans doute avons-nous raison. La guerre économique qui menace l’Europe, à coups de droits de douane sur le vin et les produits de luxe importés, pourrait nous coûter cher. L’abandon des peuples ukrainien et palestinien – bien que ces derniers aient déjà été oubliés par l’administration Biden – pourrait nous coûter cher aussi. Et voilà qui fait peur. Mais, pour près de 75 millions d’électeurs américains, il y a quelque chose qui fait encore plus peur que Trump – même si 71 millions ont fait le choix de Kamala Harris.
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Quelque chose qui ferait plus peur encore que d’élire un agresseur sexuel, un propagateur de fake news – jusqu’à vingt mensonges par jour en moyenne –, un despote en puissance – il avait contesté sa défaite en 2020, allant jusqu’à provoquer l’invasion du Capitole et les émeutes qui s’ensuivirent – et un complotiste à ses meilleures heures – Trump n’a-t-il pas assuré le plus sérieusement du monde que les migrants mangeaient les chiens et les chats à Springfield ?
Les analyses sont diverses, les options pléthoriques selon d’où l’on parle. Harris était la sortante. En tant que vice-présidente, elle hérite des années Biden. Elle paie ainsi…
Auteur: Pierre Jacquemain

