Olga, 21 ans, « boulangère un jour, boulangère toujours », 41 kg.
« La grève de la faim n’est pas mon moyen de lutte préféré, insiste Olga, je préférerais cultiver et faire du pain, mais je me sens obligée de combattre car ça ne rime à rien de monter un tel projet dans un monde que l’on détruit. »
La fatigue physique est maintenant constante, avec une covid déclarée depuis hier. Quant au moral, comme pour tous les grévistes, il fluctue.
« Par exemple, dimanche dernier, quand Thomas a été délogé de force à Paris, on a eu un coup de blues. Puis, avec l’émulation du groupe, nous avons commencé à penser à un courrier à adresser au ministre, à un rassemblement ici et à Paris et ça, ça nous a remonté le moral. »
Olga s’attendait à l’opération contre le grimpeur arboriste du GNSA à Paris le 24 septembre, « plus rien ne m’étonne, en réalité, on ne change rien. J’ai l’habitude de ces réactions des pouvoirs publics » dit-elle, désabusée.
Pétitions, manifestations, diverses actions de désobéissance civile, Olga a tout essayé jusqu’à faire partie des « écureuils » à Vendine. Elle a d’ailleurs cinq procédures juridiques en cours, dont trois relatives à l’A69. Elle est notamment interdite de présence sur le tracé de la future autoroute, c’est pour cela que nous l’avons rencontrée à Toulouse.
« Je considère que mon avenir est foutu donc je préfère avoir des procédures parce que j’agis que me dire que je n’ai rien tenté. »
Avec des rassemblements quasi quotidiens devant le Conseil régional, les militants tentent de faire pression sur Carole Delga, sa présidente.
« Je lui ai écrit d’ailleurs, une lettre déposée le 20 septembre, pour lui dire qu’elle était en contradiction avec son discours environnemental, sur le développement du train, etc. J’ai pointé ses incohérences et expliqué comment son attitude la desservait politiquement, elle que…
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Auteur: Valérie Lassus

