Penmarc’h (Finistère), reportage
Sur la côte du Finistère, plusieurs maisons vont être rasées d’ici quelques mois à Treffiagat-Léchiagat. La raison ? Le risque de submersion marine est devenu trop important. Dans ce coin de la pointe sud-finistérienne, la montée des eaux inquiète. À 10 km de ces maisons, à Penmarc’h, la Ville tente ainsi de sensibiliser ses habitants.
Le 5 mars, elle a organisé une conférence sur la réalité du changement climatique, en présence notamment du géophysicien Philippe Davy, directeur de recherche au CNRS et membre du Haut Conseil breton pour le climat.
Localement, le sujet est brûlant : « Aux dernières élections, le Rassemblement national [RN] a fait 30 % aux européennes, 30 % au premier tour des législatives et 30 % au second tour, ici, à Penmarc’h. Les personnes qui votent RN sont les mêmes qui sont climatosceptiques », estime la maire, Gwenola Le Troadec.
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La centaine d’auditeurs venus à la conférence — quasi exclusivement des personnes âgées, Penmarc’h comptant 69,3 % d’habitants de plus de 45 ans — a pu être sensibilisée à la problématique du climat de façon globale, mais aussi locale. « À Penmarc’h, dans nos pratiques, on essaye d’intégrer au quotidien le changement climatique », indique l’édile de la commune de 5 300 habitants, qui compte 14 km de côtes.
Enrochement, renforcement des dunes avec des algues échouées après les grandes marées, entretien des marais, portions de chemins de randonnée affaissés… Ici, de nombreuses actions sont menées face à l’érosion dunaire et la submersion marine qui sont déjà bien visibles.
40 % du territoire submergé d’ici 2100
À Penmarc’h, c’est surtout la plage du Ster qui préoccupe la commune. « Sur cette photo qui date d’il y a deux ans,…
Auteur: Chloé Richard

