L’ESSENTIEL
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L’identité des enseignants s’est construite sur la maîtrise de disciplines : maths, histoire, français, sciences…
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Mais être expert d’un domaine ne suffit pas à bien « faire apprendre » les élèves. Et l’intelligence artificielle change la donne.
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Or, le système favorise l’étendue des connaissances à transmettre, au détriment du temps nécessaire pour les utiliser.
À l’heure où l’intelligence artificielle (IA) fournit résumés et explications en quelques secondes, les professeurs sont bousculés dans leur mission de transmission des savoirs.
Historiquement, en France, l’identité professionnelle des professeurs au collège et au lycée s’est principalement construite autour de la maîtrise d’une discipline (mathématiques, français, histoire-géographie, etc.) et d’un rapport à la culture, plutôt qu’autour d’une identité de pédagogue.
Mais être expert d’un domaine suffit-il à « faire apprendre » ? La question est cruciale alors que les derniers résultats de l’enquête PISA, sur les compétences des élèves âgés d’environ 15 ans, font apparaître une baisse des performances des jeunes Français, à l’heure où une grande partie des savoirs est immédiatement accessible en ligne.
Que signifie être un « bon » enseignant lorsque la transmission des connaissances ne suffit pas à garantir leur appropriation par les élèves ?
Être spécialiste d’une discipline avant d’en être professeur
Après le baccalauréat, les futurs enseignants s’inscrivent à l’université dans une discipline qu’ils ont choisi d’étudier et au sein de laquelle ils acquièrent des connaissances et des compétences spécialisées. Ce n’est que dans un second temps, notamment au cours d’un master Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation (MEEF), qu’ils bénéficient d’une formation professionnelle à l’enseignement, comprenant une formation à la…
Auteur: Emmanuel Burguete, Maître de conférences en sciences de l’éducation et de la formation, Université de Haute-Alsace (UHA)
