Question arménienne : pour un mouvement de solidarité internationale à gauche

Les Arméniens de la République d’Artsakh ont été victimes du parachèvement des politiques d’épuration ethnique menées par l’Azerbaïdjan. En France, le logiciel de l’extrême droite repris par un large spectre politique conduit à des erreurs dans la perception du conflit. Contre les récupérations, c’est à la gauche de déconstruire ce logiciel occidental et islamophobe en ancrant la défense des peuples contre l’impérialisme dans l’horizon des luttes internationalistes et anticoloniales.

L’article que nous publions aujourd’hui poursuit une double ambition : donner les clés de compréhension historique et géopolitique de la question arménienne, du processus génocidaire et des menaces accrues qui pèsent sur l’Arménie ; expliquer pourquoi la défense des Arméniens et de leur droit à lutter pour leur existence et leur autodétermination doit être une question portée par la gauche. 

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Ma femme et moi, nous avons nettoyé notre maison, mis de la vodka sur la table, des concombres et des tomates de notre jardin, versé du café, fermé la porte à clé et nous sommes partis. Je lai laissée à celui qui viendra vivre dans notre maison, quil soit ennemi ou non. Cest un être humain. Un être humain ordinaire ne veut pas la guerre.

Un réfugié d’Artsakh, arrivé en Arménie, le 29/09/23, pour Brut.

En septembre dernier, les Arméniens de la République d’Artsakh(1) (Haut-Karabakh) ont été victimes du parachèvement des politiques d’épuration ethnique menées par l’Azerbaïdjan et son dictateur Aliyev. Alors que la guerre de 2020 avait abouti à un cessez-le-feu, que l’Azerbaïdjan avait déjà repris une partie des territoires, et qu’une force de maintien de la paix russe devait assurer la sécurité des Arméniens pendant cinq ans, le gouvernement azerbaïdjanais a lancé une guerre-éclair sur la petite enclave déjà bien affaiblie par un blocus de dix mois. Empêchant les…

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Auteur: redaction