Les inquiétudes se sont encore accentuées ces dernières semaines. Le 8 septembre, un ancien chercheur de l’entreprise d’IA Anthropic a notamment averti que les progrès de cette technologie pourraient, selon lui, représenter une menace existentielle pour l’humanité.
Pour l’ONU, ces risques ne peuvent être traités uniquement à l’échelle nationale. Il faut au contraire réunir les pays autour de principes communs et de règles permettant de favoriser un développement de l’IA qui soit sûr, sécurisé et responsable.
Une coordination « indispensable »
« L’action nationale est essentielle, mais la coordination mondiale est indispensable », a déclaré mercredi le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors d’une conférence de presse.
Depuis plusieurs années, l’Organisation cherche ainsi à offrir un espace où les gouvernements peuvent développer une compréhension commune de l’IA et explorer les moyens de coopérer sur des questions allant de la sécurité aux droits humains, en passant par les inégalités d’accès à ces technologies.
Cette démarche a pris une nouvelle dimension avec le Pacte numérique mondial, adopté par les États membres en 2024 dans le cadre du Pacte pour l’avenir.
Le Pacte prévoit notamment deux mécanismes destinés à rapprocher science et décision politique : un Groupe international indépendant d’experts scientifiques sur l’IA, chargé d’évaluer les risques et les opportunités de cette technologie, et un Dialogue mondial sur la gouvernance de l’IA, réunissant gouvernements et autres parties prenantes.
L’Assemblée générale a officiellement établi ces deux instances en août 2025.
Leur logique est simple : les scientifiques établissent ce que l’on sait — et ce que l’on ignore encore — tandis que les gouvernements discutent des réponses à apporter.
Sonia Livingstone,…
Auteur: Nations Unies FR
