Madrid (Espagne), correspondance
La nouvelle a été chaudement accueillie, à Bruxelles, chez les défenseurs de l’environnement. La ministre de la Transition écologique espagnole, Teresa Ribera, a été proposée il y a dix jours comme vice-présidente à la Transition propre, juste et compétitive à la Commission européenne. Un poste clé pour cette juriste qui devrait ainsi devenir le bras droit d’Ursula von der Leyen.
La présidente de « l’exécutif européen » place une femme reconnue pour son leadership sur les politiques climatiques et environnementales à un poste qui pourrait être le plus influent du nouveau collège de commissaires européens. L’équipe proposée devrait être soumise à l’approbation du Parlement en novembre.
« C’est une très bonne négociatrice, qui maîtrise les sujets environnementaux à fond et comprend l’Union européenne (UE) », estime Ariadna Rodrigo, responsable de campagnes politiques européennes pour la branche dédiée de Greenpeace. « En plaçant Ribera à la tête de ce portefeuille, von der Leyen envoie un message fort : l’Europe va poursuivre le Pacte vert. Ce n’était pas évident avant les élections du 9 mai. Nombre d’analystes disaient qu’il ne survivrait pas au scrutin », se félicite Neil Makaroff, directeur du groupe de réflexion européen Strategic Perspective.
« Ursula von der Leyen envoie un message fort »
Nommée en 2018 au ministère de la Transition écologique par le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez, Teresa Ribera a déjà un CV bien garni. En 2004, elle a pris la direction du Bureau espagnol du changement climatique. Entre 2008 et 2011, elle a été secrétaire d’État au Changement climatique du gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero. En 2013, elle est entrée à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), groupe de réflexion français sur les politiques climatiques. En 2014,…
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Auteur: Alban Elkaïm

