Qui nourrit la colère ?

Il y a une constante de l’ère Macron : toujours demander aux mêmes de se serrer la ceinture pendant que les plus riches sont épargnés. Le budget en cours d’élaboration par le gouvernement Lecornu n’échappe pas à la règle, avec jusqu’à 30 milliards d’euros d’économies à trouver. Le décor social est planté. Et tous les voyants sont au rouge. Le PIB a reculé de 0,2 % au premier trimestre avant de stagner au deuxième. L’inflation atteignait 2,4 % sur un an en août et le pouvoir d’achat reculait de 0,6 % au deuxième trimestre. Le chômage atteint 8,3 %.

L’urgence gouvernementale n’est pas d’accompagner les plus fragiles. Elle est de traquer la dépense publique.

Derrière les tableurs de Bercy, une réalité : des salaires qui peinent à suivre les prix, des fins de mois qui deviennent des fins de quinzaine et des travailleurs contraints de choisir entre carburant, loyer, soins et courses. Malgré cela, le gouvernement prépare une nouvelle cure d’austérité. Le carburant en est le symbole. Quand le pétrole flambe, ce sont les ménages ruraux, les salariés qui prennent leur voiture pour travailler, les aides à domicile, les ouvriers et les employés qui encaissent le choc. Mais l’urgence gouvernementale n’est pas d’accompagner les plus fragiles. Elle est de traquer la dépense publique : pensions, prestations sociales, assurance maladie, collectivités, services publics.


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Pour 2027, les pistes évoquées comprennent désindexation de prestations, économies sociales et réductions de crédits publics. Pendant ce temps, les dépenses militaires progressent et les niches fiscales patronales sont protégées. Faire davantage contribuer les grandes entreprises reste, pour une grande…

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Auteur: Pierre Jacquemain