Qui osera poser la question du pouvoir ?

Le 17 octobre a consacré la rencontre entre des franges variées de la société : jeunesse scolarisée, quartiers populaires, Gilets jaunes, syndicalistes, soit la convergence de tous les secteurs conscients de l’importance de se mobiliser pour défendre leurs intérêts de classe. C’est ce qui rend ce mouvement inédit depuis plusieurs décennies, alors que chaque grande lutte avait mobilisé séparément ces différentes composantes. Cette unité est fondamentalement liée au fait que la crise du système provoque une telle dégradation des conditions de vie des classes populaires, que l’étincelle lycéenne a suffi pour que les colères s’expriment ensemble.

Alors que les mobilisations du samedi rassemblent des centaines de milliers de personnes – c’était le cas le 24 et le 31 octobre –, la grève du 5 novembre s’annonce comme exceptionnelle. Dans tous les secteurs, on cherchera à exprimer la colère, le rejet de Macron et son monde, en même temps que la défense de revendications et la solidarité avec la jeunesse en lutte.

Les lycéen·nes ne sont pas dupes quant aux mesurettes avancées par le gouvernement sur la soi-disant « refonte de Parcoursup » (en 2028, comme si le gouvernement pouvait s’engager sur ce qui se passera après la présidentielle !), le milliard d’euros et les prêts pour rénover les établissements. La création de 15 000 places dans le supérieur (« 10 000 en BTS, 4 000 en IUT et 1 000 places universitaires dans les filières de la santé ») est une provocation.

Ce qui est dans les têtes, c’est bien la possibilité de supprimer Parcoursup – et l’angoisse qu’il suscite –, d’obtenir au moins 10 milliards d’investissements (et surtout pas des prêts qui mettraient en difficulté les régions), et d’avoir des réponses face aux violences policières, au racisme ambiant et, plus globalement, à l’avenir de la jeunesse. La mobilisation ne s’arrêtera pas à la rentrée. Même…

La suite est à lire sur: www.contretemps.eu
Auteur: ugopalheta