L’ESSENTIEL
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Un champignon disséminé clandestinement contre les ronces australiennes reste au cœur d’une énigme vieille de plus de 40 ans.
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Son introduction pouvait valoir cinq ans de prison, mais son efficacité s’est révélée limitée.
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Fléau pour les agriculteurs, la ronce est aussi un refuge pour la faune et un souvenir d’enfance apprécié pour de nombreux Australiens
Durant l’été austral 1983-1984, un champignon appelé Phragmidium violaceum a été introduit en Australie. Cette introduction était clandestine, délibérée et illégale. Elle n’avait qu’un seul but : tuer les ronces.
Je suis historien, pas détective. Mes récents travaux sur l’introduction illicite de violaceum (également connu sous le nom de « rouille de la ronce ») n’identifient aucun coupable. Mais ils éclairent l’une des violations des règles de biosécurité les plus importantes et les plus mystérieuses qu’ait connues l’Australie au cours du dernier demi-siècle.
Comme tant d’autres animaux et plantes, la ronce a été délibérément introduite en Australie depuis la Grande-Bretagne. Les premières mentions remontent aux années 1840. Elle était appréciée pour l’abondance de ses fruits juteux et son utilité pour constituer des haies. Peu d’herbivores, hormis les cerfs et les chèvres aux lèvres résistantes, peuvent manger cette plante épineuse. Mais ses délicieuses mûres font le régal de toutes sortes d’animaux, des renards aux mérions.
Avec l’aide des humains et des animaux, la ronce s’est rapidement propagée. À la fin des années 1880, elle commençait à être considérée comme une mauvaise herbe posant de graves problèmes à l’agriculture. Si rien ne freine sa croissance, elle forme des fourrés denses et épineux, difficiles à reconvertir en terres agricoles.
Lorsque les autorités ont commencé à lutter contre sa prolifération dans les années 1890, leurs efforts ont eu peu d’effet sur…
Auteur: Simon Farley, Lecturer in History, The University of Melbourne
