Le 21 avril dernier, un autre appel est arrivé. Cette fois, c’était Yhonny Garcia Calles, coordinateur du Mouvement d’amitié et de solidarité Venezuela-Cuba, qui m’invitait à participer à la IIe Promotion internationale de communication politique à l’Université internationale de communication (LAUICOM), à Caracas.
Je suis arrivée au Venezuela le 10 mai, sans la moindre idée de tout ce que j’allais vivre durant ces quinze jours. J’ai découvert une ville en pleine effervescence, d’une grande beauté et aux habitants chaleureux. J’attendais ce moment depuis longtemps, en fait, depuis l’élection du commandant Hugo Chávez Frías en 1999. Au Brésil, mon cœur battait au même rythme que celui du peuple vénézuélien. J’ai suivi de loin le processus constituant qui a élaboré la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela, dont le préambule, d’ailleurs, mérite d’être lu et relu. J’ai également souffert lors du coup d’État de 2002 et célébré le retour de Chávez porté par le peuple.
J’ai eu l’honneur de voir et d’entendre Hugo Chávez au campement du Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terre (MST) à Tapes, lors du Forum Social Mondial de 2005. Son leadership et son charisme étaient incontestables. J’ai pleuré lorsqu’il a succombé à un cancer qui reste encore aujourd’hui très suspect. J’ai suivi le processus de formation des communes – autogouvernements populaires -, une tâche léguée à Nicolás Maduro par le Commandant Chávez. Et mon cœur et toute mon attention étaient là-bas le 3 janvier 2026.
Communication pour la libération
Débarquer au Venezuela, c’est un peu comme retrouver de vieux amis. Et c’est vraiment ce que j’ai ressenti pendant ces deux semaines passées avec plus de 100 personnes venues de 23 pays pour participer à cette riche rencontre consacrée à l’étude de « l’artillerie de la pensée », selon l’expression du libérateur Simón…
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