Qui sont ces «étudiants» de l’UNI qu’on voit partout ?


Saluts nazis, antisémitisme et violences, ils sont pourtant présentés avec bienveillance dans les médias


Les médias des milliardaires sont prêts à tout pour salir le mouvement lycéen, et pour cela ils raclent les fonds de tiroir à la recherche désespérée de jeunes prêts à tenir des propos anti-blocus, pro-policiers ou anti-LFI. Ils ont donc d’abord invité partout un communicant macroniste déguisé en «lycéen mobilisé», à la tête d’un «syndicat» fictif. Ce qui a vite été démasqué tellement c’était grossier.

À présent, ce sont de jeunes néo-fascistes qui sont présentés comme de simples étudiants, et qui sont invités sur tous les plateaux. Ils sont issus de l’UNI, un obscur «syndicat étudiant» que personne ne connaît, mais passent sur BFM, Cnews ou Europe 1 pour dire tout le mal qu’ils pensent de la lutte de la jeunesse. Ce groupuscule bénéficie ainsi d’une exposition médiatique inattendue alors qu’il ne représente rien, et certainement pas la jeunesse qui se mobilise courageusement pour son avenir.

Une vitrine présentable

Parmi les figures présentées de façon neutre et bienveillante, une certaine Louise Montangon, décrite comme «étudiante en philosophie». Elle présente bien, elle passe partout, elle diffuse un message réactionnaire mais emballé dans un paquet cadeau innocent. Évidemment, aucun média ne souligne que Louise Montangon a été candidate du RN aux dernières élections municipales à Bordeaux. Elle est responsable de la section bordelaise de l’UNI, et manifeste avec le groupuscule identitaire Némésis.

Autre tête qu’on voit beaucoup : un certain Baptiste Gilli, délégué national de l’UNI. Il a notamment été invité sur BFM pour parler des «violences» lycéennes et asséner que les revendications du mouvement sont «un prétexte à des mouvements d’extrême gauche souvent manipulés par La France insoumise». Très original. On l’a…

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Auteur: B