« Écoterroristes ». C’est le terme utilisé par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin pour désigner le collectif des Soulèvements de la Terre, l’un des organisateurs de la manifestation de Sainte-Soline contre les mégabassines. Le ministre en demande désormais la dissolution.
Au même moment en Espagne, le président de la région des Asturies, Adrian Barbon, dénonce de son côté des « terroristes environnementaux ». Mais notre ministre de l’Intérieur et l’élu espagnol ne désignent pas du tout des mêmes personnes.
Darmanin vise des activistes environnementaux engagés contre l’artificialisation des terres et pour le partage de la ressource en eau, usant de stratégies d’actions variées légitimées selon eux par l’urgence climatique. Le président de région espagnol, lui, cible lui des incendiaires criminels qui détruisent des forêts.
Fin mars, les premiers grands feux de forêt de l’année ont éclaté en Espagne : près d’une centaine, tous d’origine criminelle selon les autorités. Il y a « clairement une action coordonnée de terroristes environnementaux », de « terroristes de la forêt », déclare le président régional Adrian Barbon.. Ces incendies auraient pu faire « des centaines de morts », dénonce-t-il le 1er avril.
Incendies criminels au profit de l’agrobusiness
Qui sont les véritables terroristes de l’environnement ? Les activistes des Soulèvements de la Terre et autres « zadistes », qui tentent de sauvegarder des espaces naturels, comme semble le penser Gérald Darmanin ? Ou les individus et entreprises qui détruisent sciemment l’environnement ?
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Le terme « écoterrorisme » a été défini par le FBI juste après le vote du Patriot Act aux États-Unis, au lendemain des attentats du World Trade Center. Le FBI définit l’écoterrorisme comme « l’usage ou la menace d’utiliser la violence de manière…
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Auteur: Rachel Knaebel, Sophie Chapelle

