Qui veut encore devenir prof ? Ce qu’une approche internationale nous dit de la « crise des vocations » enseignantes

D’où vient cette crise d’attractivité qui touche les métiers de l’enseignement en France et dans le monde ? Une revue d’études menées dans 18 pays incite à se pencher sur les conditions d’exercice et la reconnaissance d’une profession dont la contribution sociale fait pourtant toujours rêver un nombre non négligeable de candidats.


Alors que de nombreux pays font face à des pénuries d’enseignants, une question revient avec insistance : qui choisit encore d’entrer dans le métier, et pourquoi ? Une revue systématique récente, menée à partir de 39 études qualitatives dans 18 pays, couvrant plus de soixante ans de recherches et 4 700 futurs enseignants, nous permet de dresser un panorama inédit de ces motivations.

Cette étude met en lumière un paradoxe : plus un pays est développé, moins le métier d’enseignant apparaît attractif pour des raisons matérielles ou statutaires, alors même que les besoins en enseignants augmentent. Autrement dit, la « crise des vocations » ressemble moins à un manque d’envie qu’à une crise des conditions d’exercice.

Des motivations d’abord liées au sens du métier

À travers les pays, deux grandes familles de motivations dominent. La première est intrinsèque (environ 41 % des motivations recensées dans la revue). De nombreux candidats évoquent le plaisir d’enseigner, l’intérêt pour une discipline ou le sentiment d’être compétent pour transmettre des savoirs. L’enseignement est perçu comme une activité porteuse de sens, en cohérence avec une identité personnelle.

La seconde est altruiste (19 % des motivations). Les futurs enseignants expriment le désir de contribuer à la société, de travailler avec des enfants ou des adolescents, de favoriser l’égalité des chances ou d’influencer positivement l’avenir des jeunes générations.

Au total, les motivations intrinsèques et altruistes représentent près de 60 % des raisons évoquées…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Fernando Nunez-Regueiro, Chercheur en sciences de l’éducation, Université Grenoble Alpes (UGA)

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