Le 20 juillet, la juge d’instruction chargée de l’affaire de Crépol a retenu que les victimes auraient été visées en raison de leur appartenance à la « race blanche et la nation française ». Une requalification qui intervient alors que le parquet, dans son réquisitoire définitif du 10 juin, avait écarté tout mobile racial, faute de l’avoir démontré au cours de l’information judiciaire.
Comment comprendre ce renversement ? Que fait le droit quand il reconnaît un « racisme antiblanc », notion longtemps portée par l’extrême droite avant d’entrer dans un acte de procédure ? Et que révèle ce moment de l’institution judiciaire elle-même ?
Le sociologue Éric Fassin, qui travaille depuis des années sur la race, l’État et l’antiracisme, livre son analyse de cette décision et de ce qu’elle engage, à l’approche d’un procès attendu en 2027.
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Crédits photo/illustration en haut de page : Morgane Sabouret / Margaux Simon
Auteur: Blast
