Figure de la lutte des femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles, Rachel Keke, ex-députée LFI, est aujourd’hui en conflit avec son employeur – celui contre lequel elle avait lancé une mobilisation de grève historique et victorieuse de juillet 2019 à mai 2021. Selon les informations de Mediapart, elle conteste sa mutation imposée par la société de nettoyage STN vers un site situé à plus de 40 km de son domicile, en contradiction avec l’accord signé en mai 2021, limitant les déplacements à 15 km.
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Après son retour à la vie professionnelle fin 2025, elle n’a pas rejoint ce nouveau poste, dénonçant les conditions de transport impossibles. En réponse, l’employeur a engagé des démarches disciplinaires et suspendu une partie de son salaire. Estimant subir un traitement injuste, Rachel Keke a saisi en référé le conseil de prud’hommes de Paris le 15 avril dernier pour faire respecter ses droits. « J’ai la sensation que c’est une forme de punition pour avoir mené la grève », déclare-t-elle à Mediapart. Fort probable !
Auteur: Politis

