Racismes d'État, États racistes. Une brève histoire

La presse, ces derniers temps, a beaucoup glosé autour de la notion d’« arc républicain » : selon le Premier ministre, il s’agirait tout simplement de l’hémicycle (soit l’Assemblée nationale – je précise au cas où vous avez suffisamment d’esprit pour ne pas lire, écouter ou regarder cette presse), tandis que son n + 1 (soit le Président, si vous avez aussi l’esprit suffisamment dégagé pour ignorer le vocabulaire de l’entreprise néolibérale, vous êtes fiché S ou quoi ?), lui, en exclut un parti qui prétend pourtant au « rassemblement ». Il est vrai que ce noble objectif est accommodé d’un adjectif tricolore, ce qui lui donne un fumet plutôt nauséabond…

mais ne chatouille guère les narines des cuistots renaissants, lesquels n’ont pas craché dans la soupe lorsque le dit parti a récemment, sinon soutenu ouvertement, du moins permis le vote d’une énième loi scélérate sur l’immigration, s’esbaudissant d’une victoire idéologique puisque ce texte infame reprenait le principe de la préférence nationale, lequel est un de ceux qui avaient présidé à la fondation de certain front, parrain tout aussi tricolore et nauséabond du rassemblement. Nul besoin d’insister là-dessus en dénonçant l’opération de basse com (comme on dit de basse police) qu’a représenté, quelques semaines seulement après cette ignominie, la panthéonisation de Mélinée et Missak Manouchian, accompagné·e·s de vingt-trois de leurs camarades des FTP-MOI (Franc-tireurs et partisans – Main d’œuvre immigrée, faut-il encore souligner ce dernier terme ?). L’État français de Vichy (comme on dit lorsque l’on veut en faire une exception, un accident – une « divine surprise », disait Maurras – entre IIIe et IVe République) les avait traqués et assassinés, celui d’aujourd’hui « s’honore » de les reconnaître enfin pour ce qu’ielles firent, soit sauver l’honneur, justement. Mais…

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Auteur: dev