Rétropédalage à France Inter. Après avoir annoncé la disparition de l’émission « La Terre au Carré » sous sa forme actuelle le 6 mai dernier, la direction a fini par céder. La journaliste Camille Crosnier va récupérer sa chronique. Le répondeur, où les auditrices et auditeurs pouvaient laisser des messages, sera également préservé. En revanche, la plupart des reportages vont disparaître. Un compromis qui soulage les équipes mais en dit long sur les attaques contre l’information écologique dans les médias du service public.
Ces annonces avaient déclenché une vague d’indignation, à la fois des salariés, du public, mais aussi d’autres journalistes. Car elles s’inscrivent dans un climat plus global délétère, avec la suspension de l’humoriste Guillaume Meurice, que l’observatoire des médias Acrimed qualifie de « purge politique ».
« Le soutien massif que nous avons reçu n’y est sans doute pas pour rien. Cela nous a beaucoup touchés et surpris. Même la médiatrice de Radio France a reçu beaucoup de messages », raconte le journaliste Mathieu Vidard, coproducteur de « La Terre au Carré ».
« On ne peut pas plaire à tout le monde »
Ces protestations avaient contraint Adèle Van Reeth, la directrice de France Inter, à se justifier sur le réseau social Linkedin. « Je voudrais rétablir ici quelques faits : la suppression de “La Terre au Carré” n’a jamais été envisagée, a-t-elle déclaré. L’écologie fait partie des grandes causes que nous soutenons à France Inter en tant que radio publique au service de l’intérêt général et il n’a jamais été question d’y renoncer. Il suffit d’écouter l’antenne au quotidien pour s’en rendre compte. »
Lors des discussions pour élaborer la grille de programmes de la rentrée, la direction avait demandé à l’équipe de faire de l’écologie plus « narrative ». « La direction avait demandé à l’équipe de réfléchir à…
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Auteur: Laury-Anne Cholez

