Sa parole était attendue. Et c’est peu dire qu’elle va laisser des traces dans l’histoire de la normalisation des médias d’extrême droite au sein de l’audiovisuel public. Jeudi 3 septembre, la présidente-directrice générale de Radio France, Sibyle Veil, a confirmé le recrutement du directeur adjoint de Valeurs actuelles, Charles Sapin, comme éditorialiste politique le dimanche, sur France Inter. Pis, la patronne de la Maison ronde s’enorgueillit dans un entretien au Monde de son choix qui relève, selon elle, du respect du « pluralisme » et qu’en cela, il participe à « la grandeur du service public ».
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Rares sont les tapis rouges qui ont été déroulés avec autant d’enthousiasme devant une officine réactionnaire pourtant habituée des tribunaux. Ainsi, Valeurs actuelles – condamné une première fois en 2013 pour provocation à la discrimination, la haine ou la violence pour son dossier « Roms l’overdose » (jugement confirmé en appel en 2015), une deuxième fois en 2015 pour un autre intitulé « Naturalisés : l’invasion qu’on cache » (jugement confirmé en appel puis annulé par la Cour de cassation en 2017), puis une troisième fois en appel en 2022 pour injure publique à caractère raciste envers la députée de la France insoumise Danièle Obono –, entrera par la grande porte dès ce mois-ci.
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Dans son interview au quotidien du soir, Sibyle Veil assume son choix en le justifiant par la présence d’autres…
Auteur: Hugo Boursier
