C’est dans un nuage de gaz lacrymogène que les derniers groupes de manifestants se dispersent, ce lundi 27 mai, à Paris, aux alentours de 22 h 30. À Opéra, Concorde, ou encore République, ils sont plusieurs centaines à subir la fumée étouffante des grenades. C’est pourtant loin de ces scènes de violence, sur une place Saint-Augustin noire de monde, que le rassemblement pour Rafah avait commencé quelques heures plus tôt, à 18 h 30.
Selon la préfecture de police, ils sont plus de 10 000 à être venus ce lundi soir soutenir un peuple palestinien en proie à l’horreur : au moins 45 personnes sont mortes la veille dans un camp de réfugiés situé au nord ouest de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, suite à des tirs de missiles israéliens. Ce nouveau drame intervenait seulement 48 heures après que la Cour internationale de justice a sommé Benyamin Netanyahou d’« arrêter immédiatement son offensive militaire ». D’autres rassemblements avaient été organisés ce même soir dans de nombreuses villes françaises, comme à Toulouse, Montpellier, Strasbourg, Lyon, Nantes, Pau…
Sur le même sujet : « À Rafah, les vivants envient les morts »
« On vient d’atteindre le point de non-retour »
La masse des drapeaux palestiniens qui flottent au-dessus de la place Saint-Augustin ne parvient pas à cacher l’immense émotion qui se dégage du cortège. Malgré la tristesse et la colère, c’est bien de la détermination qui se lit sur le visage de Chaïmae, jeune manifestante de 25 ans. Pancarte à la main, elle affirme avec force la nécessité d’appuyer les soutiens au peuple palestinien. « Je pense qu’on vient d’atteindre le point de non-retour. Il faut sortir dénoncer les crimes commis par l’armée israélienne, et on doit le faire…
La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Tristan Dereuddre

