Bientôt deux semaines après la reprise des opérations militaires israéliennes à Gaza, suite à un mois et demi de cessez-le-feu, le bureau des affaires humanitaires des Nations Unies, dit l’OCHA, dénonce ce qu’il qualifie de « punition collective du peuple palestinien ».
« Le droit international est clair. Il interdit les attaques aveugles, l’obstruction de l’aide vitale, la destruction des infrastructures indispensables à la survie des civils et les prises d’otages. Pourtant, les alertes que nous lançons, rapport après rapport, révèlent un manque total de respect pour les principes les plus fondamentaux de l’humanité », a déclaré Jens Laerke, porte-parole de l’OCHA, lors d’un point de presse régulier à Genève.
Une situation « pire » qu’avant le cessez-le-feu
« Cela fait dix jours que nous assistons, parce que l’ONU reste sur le terrain à Gaza, à un mépris total de la vie et de la dignité humaines. Les actes de guerre auxquels nous assistons portent la marque de crimes atroces », a-t-il ajouté, notant également la reprise des tirs de roquettes des factions palestiniennes à partir de Gaza.
M. Laerke a indiqué que des centaines d’enfants et d’autres civils avaient trouvé la mort dans des frappes aériennes israéliennes sur des zones densément peuplées. « Les hôpitaux sont à nouveau des champs de bataille. Les patients sont tués dans leur lit, les ambulances sont la cible de tirs et les premiers intervenants sont tués », a-t-il dit.
Et l’assistance humanitaire devient extrêmement difficile étant donné que l’approvisionnement du territoire palestinien est bloqué depuis début mars.
Dans ces conditions, les progrès réalisés pendant le cessez-le-feu ont été selon lui réduits à néant. « Les réserves de nourriture et d’autres aides que nous avons réussi à acheminer s’épuisent rapidement. Nous sommes revenus à la situation antérieure. Mais cette fois-ci, c’est pire, car…
Auteur: Nations Unies FR

