« Le gouvernement conduira le projet jusqu’à son terme », a indiqué le ministère des Transports le lundi 16 octobre. Le chantier du projet d’autoroute A69 reliant Castres à Toulouse a repris. Il avait été partiellement mis en pause le 10 octobre, à la suite d’une proposition de médiation de la préfecture du Tarn et de la région Occitanie. Cette perspective de médiation avait conduit quinze militantes à mettre un terme à leur grève de la faim, et de la soif pour trois d’entre eux.
Deux réunions ont ainsi été organisées le vendredi 13 octobre – une première avec les élues du territoire, suivie d’une seconde avec les associations opposées au projet d’autoroute. Les autorités publiques ont invoqué l’état avancé des travaux – 36% du chantier aurait déjà été réalisé – pour justifier l’impossible retour en arrière. Elles auraient également souligné l’absence de légitimité démocratique des associations face à celle des élues qui ont voté la construction de l’autoroute. Refusant de participer à des groupes de travail pour réfléchir à des mesures de compensation environnementale, les associations ont décidé de mettre fin à la réunion.
Le projet d’autoroute A69 représente 54 kilomètres de 2×2 voie visant à relier Toulouse à Castres en longeant la route nationale RN26 déjà existante. Entre 10 et 20 minutes seraient gagnées par les automobilistes qui l’emprunteraient. 400 hectares de terres agricoles seraient artificialisés. Elle coûtera 17 euros l’aller-retour. Le projet est financé à hauteur de 220 millions d’euros par l’État et les collectivités locales. Il est confié en gestion au groupe NGE. Vieux de plus de 40 ans, le projet A69 est désormais classé « priorité nationale » dans la loi d’orientation des mobilités depuis 2019. En avril 2023, une grande manif’action a réuni plus de 8000 personnes à…
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Auteur: Rédaction

