Il est l’un des premiers à avoir pris la parole. Il est à peine plus de 20 heures que Raphaël Glucksmann, ce dimanche 15 mars, apparaît sur TF1. « Il n’y aura aucun candidat de Place publique sur des listes de gauche fusionnées avec LFI », assure le très médiatique leader de Place publique (PP). La plupart des bureaux de vote des grandes villes viennent de fermer. Les premiers résultats dans celles-ci ne tomberont qu’une grosse heure plus tard.
Mais peu importe. Pour l’eurodéputé, l’enjeu n’est pas là. Il faut imposer son récit, alors que le très bon score de David Guiraud (LFI) à Roubaix laisse présager une percée du parti de Jean-Luc Mélenchon, qu’il honnit. En prenant la parole le premier, il donne le ton de cette soirée électorale. Rapidement, Marine Tondelier, numéro 1 des Écologistes, qualifie la sortie de Glucksmann de « hors sol ». Chaque personnalité de gauche doit alors réagir à cette position nationale, faisant fi des différentes réalités locales.
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À gauche, le débat de l’entre-deux tours est structuré : faut-il fait des alliances avec LFI ? Depuis cette première prise de parole, par le biais d’interventions médiatiques ou sur les réseaux sociaux, Raphaël Glucksmann continue son combat. Il se félicite des listes refusant les mains tendues de LFI, et blâme les autres, sanctionnant immédiatement les membres de son parti ayant topé avec l’ennemi suprême du député européen.
En revanche, on ne l’entend que très peu – si ce n’est pas du tout – sur les résultats de son parti lors du premier tour de ces municipales. Politis a étudié en détail les résultats de l’ensemble des candidats de Place publique lors de ce…
Auteur: Pierre Jequier-Zalc

