Au premier rang des Docks de Paris, à Aubervilliers, samedi 13 juin, Yannick Jadot ne cherchait pas à passer inaperçu. Aux côtés de plusieurs élus socialistes et de Place publique, dont les sénateurs Grégory Blanc et Laurence Rossignol, l’ancien candidat écologiste à l’élection présidentielle assistait au premier grand meeting de Raphaël Glucksmann. Une présence remarquée alors que les discussions autour d’une éventuelle primaire de la gauche semblent s’enliser. Officiellement, l’événement n’avait rien d’un lancement de campagne. Deux semaines après la publication de son livre « Nous avons encore envie », l’eurodéputé proposait un échange avec plusieurs personnalités politiques et de la société civile. Mais dans les faits, la rencontre a renforcé les spéculations autour d’une possible candidature de Raphaël Glucksmann à l’élection présidentielle de 2027.
Interrogé au micro de Public Sénat, pour Yannick Jadot, l’heure n’est plus à la recherche d’un mécanisme de désignation. L’ancien eurodéputé estime désormais que l’hypothèse d’une primaire à gauche est devenue « caduque » et plaide pour qu’un candidat commun de la gauche hors La France insoumise soit désigné dès la rentrée. « Raphaël Glucksmann est incontestablement une des personnalités qui peut porter cette gauche », affirme-t-il. Une gauche qu’il refuse de définir uniquement en opposition à Jean-Luc Mélenchon. « Le sujet…
Auteur: Emma Bador-Fritche

