« Rapprocher le salaire net du brut », la plus grosse arnaque libérale

Lorsque l’on évoque les difficultés économiques des Français, de nombreux politiciens, allant du Parti socialiste à Reconquête en passant par Renaissance, proposent d’augmenter les salaires net en diminuant la part du brut. Bien loin de représenter un progrès, cette suggestion est au contraire une claire attaque contre notre modèle social.

Rapprocher le « net du brut » serait, selon certains, la solution miracle pour sortir le peuple de la crise. Cette idée cherche en réalité à faire croire que le brut serait une « ponction inutile » d’un État vorace. Et pourtant, il s’agit déjà d’un salaire différé permettant de financer les retraites, le chômage, ou encore les congés maladie. Zoom sur cette rhétorique une nouvelle fois destinée à protéger les plus riches au détriment de la majorité de la population.

Le brut, c’est aussi du salaire

Contrairement à certaines idées reçues, la différence entre le salaire brut et le net ne constitue pas un « impôt » ou une « charge » pour l’employeur. Ce sont des cotisations sociales. Cet outil représente la base de notre système, tel qu’il a été imaginé par le Conseil National de Résistance sous l’impulsion d’Ambroise Croizat, après la Seconde Guerre mondiale.

Cet argent est donc directement destiné à financer nos besoins communs. Comme son nom l’indique, le salaire brut reste bel et bien un salaire réel. À l’inverse du salaire net, il comporte simplement une partie différé, c’est-à-dire qu’elle n’est pas perçue dans l’immédiat.

Une conquête sociale

Expliquer que diminuer le brut au profit du net consisterait à rendre du pouvoir d’achat aux Français, ainsi que le font bon nombre de libéraux, relève donc tout bonnement de l’escroquerie. Comment peut-on en effet considérer comme une augmentation de rémunération le fait de donner aux travailleurs de…

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Auteur: Simon Verdiere