Elles ont respectivement 72 ans et 60 ans, viennent de passer 28 heures de garde à vue et ont été mises en examen. Placées sous contrôle judiciaire jusqu’à l’audience fixée le 14 novembre prochain, ces deux militantes écologistes s’opposent, avec le collectif Elzéard Lure en résistance, aux entreprises qui préparent l’installation d’un parc photovoltaïque de 17 hectares sur la commune de Cruis (Provence-Alpes-Côte d’Azur) au profit de la multinationale canadienne Boralex.
Leur délit : s’être allongées devant les machines, enchaînées les unes aux autres, en dépit de la présence de vigiles et des gendarmes locaux, pour bloquer l’avancée des travaux. Des femmes en majorité, âgées souvent de plus de 60 ans, se sont installées jusque dans les essieux des engins, faisant de leur propre corps le symbole de la défense du vivant.
« Ce qui nous a rassurées, c’est d’être en permanence en lien via l’application Signal avec notre base arrière qui nous conseille et envoie en temps réel des images sur les réseaux sociaux, à la presse et aux pouvoirs publics », reconnaît Sylvie Bitterlin, la principale initiatrice de cette occupation qui a débuté le 14 août.
Des femmes bloquent les machines Action à Lure pour empêcher les engins de détruire les forêts.
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Après 29 jours de résistance quotidienne, le 13 septembre dernier, Boralex a décidé d’arrêter les travaux afin de répondre à la plainte déposée contre la multinationale par un collectif d’associations, dont le Groupe national de surveillance des arbres (GNSA) et l’Association nationale de la biodiversité (ANB), pour avoir détruit des habitats d’espèces protégées.
Côté administratif, la préfecture et la DREAL qui a ouvert une consultation publique doivent désormais se prononcer sur la validité du permis accordé à Boralex portant sur l’implantation de 20 000 panneaux solaires. Mais sur le plan…
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Auteur: Isabelle Bourboulon

