PAS DE FONDS EUROPEENS POUR L’EXPULSION DE LA COMMUNAUTÉ SQUATTÉE DE PROSFYGIKA !
PAS DE FONDS EUROPEENS POUR TUER LES GRÉVISTES DE LA FAIM ARISTOTELIS CHANTZIS ET SUZON DOPPAGNE !
Du 2 au 4 juin – mobilisation internationale de masse devant le Parlement européen et les institutions affiliées
Depuis près de 120 jours, Aristotelis Chantzis mène une grève de la faim jusqu’à la mort pour défendre la communauté squattée de Prosfygika à Athènes. Depuis le 1er mai, Suzon Doppagne l’a rejoint dans cette lutte pour la défense de la vie. Une lutte pour une société fondée sur la solidarité, la dignité, la résistance et la conviction que nous gagnerons.
Leur décision repose sur une détermination collective : le refus d’accepter l’expulsion d’une communauté vivante, la destruction de l’entraide collective et le déplacement de plus de 400 résident⸱e⸱s. Depuis plus de 16 ans, Prosfygika a tissé des liens, développé une culture et mis en place un modèle d’auto-organisation, d’autosuffisance et de démocratie directe qui continue de soutenir des centaines de personnes issues des classes opprimées et de plus de 27 nationalités, réunies au cœur d’Athènes.
Et pourtant, le gouvernement Mitsotakis a clairement fait savoir qu’il était prêt à laisser mourir les grévistes de la faim afin d’attaquer et de détruire l’une des plus grandes communautés auto-organisées d’Europe — par le biais d’une expulsion violente menée au nom du « projet de régénération » prévu, financé à hauteur de plusieurs millions d’euros par les fonds européens ESPA.
À une époque où tous les aspects de la vie sont privatisés, transformés en marchandises et pris pour cible, de plus en plus de personnes sont poussées vers la pauvreté, l’exclusion et la mort sociale. Nous le constatons dans l’effondrement des services de santé publics, la privatisation de…
Auteur:

