Les 5 et 20 juin derniers, lors d’une opération coordonnée de plusieurs services de police et de gendarmerie, 35 personnes ont été placées en garde à vue pour différents prétextes : les unes dans le cadre d’une instruction sur le désarmement de l’usine Lafarge de Bouc-Bel-Air le 10 décembre 2022 ; les autres dans celui d’une procédure lancée suite à la manifestation du 25 mars à Sainte-Soline contre les méga-bassines. Ces deux vagues ont eu lieu juste avant la dissolution des Soulèvements de la Terre par décret le 21 juin. Elles prennent le relais d’une répression par les armes – on se souvient encore des 4000 grenades lancées par les forces de l’ordre à Sainte-Soline – et d’une communication criminalisante – Darmanin avait accusé d’éco-terrorisme les participant.es à la première manifestation de Sainte-Soline, en octobre dernier. L’ensemble dessine une stratégie globale d’étouffement des mouvements écologistes conséquents de notre époque. Un comité de soutien nous a transmis cet appel.
Concernant les deux manifestations contre les méga-bassines à Sainte-Soline, deux personnes sont déjà en détention – l’une a écopé de 10 mois fermes avec mandat de dépôt, l’autre est en détention préventive et risque 7 ans de prison), quatre autres passent en procès le 27 juillet, sept le 8 septembre et trois le 21 septembre pour « organisation de manifestation illégale ». Dans « l’affaire Lafarge », deux personnes sont convoquées devant une juge d’instruction à Aix-en-Provence le 11 juillet prochain à 14h.
La justice semble plus pressée de chercher coûte que coûte des personnes à arrêter que de poursuivre les gendarmes et la préfecture ayant une nouvelle fois pris le risque de tuer des manifestant-es à Sainte-Soline. La collusion entre des leviers répressifs déclenchés par le parquet (Sainte-Soline), le gouvernement (dissolution) et une juge d’instruction (Lafarge)…
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Auteur: dev

