« Nous sommes tous des Palestiniens ! », « Libérez Gaza ! », « Palestine vivra, Palestine vaincra ! » Les slogans allaient bon train lors de la mobilisation en soutien à la Palestine, place de la République, à Paris, jeudi 12 octobre en début de soirée. Drapeaux, pancartes et fumigènes étaient brandis aux pieds de la statue de Marianne, par une foule de plusieurs centaines de manifestants, bravant l’interdiction de toutes les mobilisations pro palestiniennes annoncée par Gérald Darmanin un peu plus tôt dans la journée.
Selon le ministre de l’Intérieur, ces rassemblements seraient « susceptibles de générer des troubles à l’ordre public ». Du côté du maintien de l’ordre, les craintes de l’importation du conflit israélo-palestinien sur le territoire français sont vives. En témoigne l’allocution présidentielle d’hier soir, où Emmanuel Macron n’a cessé d’appeler à l’union du peuple français : « Ni suspicion ni division ne doivent exister au sein de la nation. Gardons à l’esprit que l’antisémitisme a toujours été le prélude à d’autres formes de haine. Un jour envers les juifs, le lendemain envers les chrétiens et les musulmans. »
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Dans ce message, le chef de l’État insiste sur le facteur religieux pour expliquer les divisions qui entourent le conflit. Pour Haoues Seniguer, maître de conférences à Sciences Po Lyon, politologue spécialiste de l’islamisme au sein du laboratoire Triangle, cette grille de lecture est insuffisante : « Au sein de la société française, je crois qu’il faut considérer l’importation du conflit comme plurifactorielle. Ce qui est fondamental, c’est l’identité sociale des individus, leur…
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Auteur: Tristan Dereuddre

