De 1870 à 1945, France et Allemagne convoitent un même territoire situé entre les deux pays, dans une plaine prospère et fertile, l’Alsace.
Germanique durant tout le Moyen-âge et la Renaissance, l’Alsace devient française pour la première fois au milieu du XVIIe siècle sous le règne de Louis XIV et le reste pendant un petit peu plus de deux siècles, jusqu’à la guerre de 1870.
Cette année-là, pour la première fois, deux grandes puissances s’affrontent faisant de l’Alsace le théâtre de leurs confrontations. Vaincu en 1871, la France cède l’Alsace et une partie de la Moselle à son voisin, l’empire du Kaiser Guillaume I.Acte I de l’histoire tourmentée de l’Alsace.
Après l’annexion, les Alsaciens sont sommés de choisir : partir et demeurer Français ou rester sur leur sol et devenir Allemands. 58 000 choisissent la France, on les appelle les « optants ». Beaucoup s’installent à Paris, où ils créent des brasseries, comme Zimmer ou Lipp mais aussi l’école alsacienne.
Dans le documentaire, l’écrivain Yves Moritz se rappelle : « Il y a déjà à cette époque, une phobie de l’Allemagne qui nous a envahi. Ma famille est tellement francophile que chaque fois que les Allemands arrivent elle s’en va, et quand ils refluent au-delà de nos frontières, elle revient ».
Et si les occupants mettent en place une administration prussienne organisée, modernisent l’habitat, développent l’industrie avec des familles De Dietrich…
Auteur: Marie Lebon

