Danser peut-il devenir un délit ? Depuis le 1er mai, une rave party non déclarée rassemble des milliers de participants sur un ancien terrain militaire près de Bourges. Selon la préfecture du Cher, près de 17 000 personnes sont présentes sur les lieux, tandis que certaines estimations évoquent jusqu’à 40 000 festivaliers au cours du week-end. Malgré les mises en garde des autorités concernant la possible présence d’obus non explosés, l’événement s’est maintenu. « La commune n’a pas été bloquée mais on redoute un peu le départ des festivaliers et ce que l’on va retrouver » comme déchets, a déclaré à nos confrères de l’AFP Alain Blanchard le maire d’Avord, où se trouve l’une des gares les plus proches du site. Le choix du lieu n’aurait rien d’anodin selon les organisateurs, le rassemblement s’est tenu dans le département natal du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, qui s’est rendu sur place dimanche. Cette mobilisation entend dénoncer plusieurs projets législatifs visant à renforcer les sanctions contre les organisateurs et les participants de free parties. D’autres rassemblements de protestation sont déjà annoncés les 30 mai, 6 juin et 13 juin dans plusieurs villes françaises, dont Paris.
Un durcissement législatif en France
Aujourd’hui, l’organisation d’un rassemblement musical non déclaré est punie d’une contravention de 1 500 euros, portée à 3 000 euros en cas de récidive,…
Auteur: Emma Bador-Fritche

