La fête n’a pas été du goût de tout le monde. Tout le week-end, entre 17 000 et 40 000 personnes, selon les estimations, se sont réunies dans un champ près de Bourges (Cher) pour une rave-party géante. Le lieu n’a pas été choisi au hasard à en croire les organisateurs : il s’agit du département de naissance du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, qui s’est rendu sur place dimanche. « Il a bien fait de s’y rendre, il engage un bras de fer avec les organisateurs et les participants », salue la sénatrice Isabelle Florennes, ce lundi 4 mai, dans la matinale de Public Sénat.
Le ministre y a affiché sa fermeté et a promis des « verbalisations systémiques ». Lui et les sénateurs partagent une même conviction : le cadre légal actuel n’est pas suffisant pour faire face aux rave-parties, ces rassemblements illégaux dans des lieux désaffectés ou en plein air. « C’est incompréhensible pour les riverains, pour les habitants de ces communes et pour les agriculteurs qui voient leur champ piétiné, de voir que l’Etat est impuissant à faire respecter la législation », souffle Isabelle Florennes, corapporteure de la mission d’information transpartisane, qui a formulé ses propositions dans un rapport voté à l’unanimité en commission des lois après quatre mois de travaux.
« Nous donnons un maximum d’outils aux policiers »
Face à ces fêtes spontanées, organisées à l’abri des regards policiers via des…
Auteur: Christian Mouly

