Le 30 avril, la Cour pénale spéciale de la RCA a émis un mandat d’arrêt à l’encontre de l’ancien Président centrafricain pour des crimes commis entre février 2009 et mars 2013 par sa garde présidentielle et ses services de sécurité intérieure dans la prison civile et le centre d’entraînement militaire de la ville de Bossembélé entre 2009 et 2013.
« En République centrafricaine, tous les auteurs et complices de violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire, y compris les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, répondront tôt ou tard devant les tribunaux », a déclaré Yao Agbetse, l’Expert indépendant sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine.
Crimes d’assassinat, de disparition forcée
M. Bozizé est accusé des crimes d’assassinat, de disparition forcée de personnes, d’emprisonnement ou d’autres formes de privation de liberté physique en violation des dispositions fondamentales du droit international, et de pratiques de torture et d’actes inhumains.
La Cour a également énuméré les crimes de viol ou d’autres formes de violence sexuelle de gravité comparable et d’autres actes inhumains de nature similaire causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale dans le mandat d’arrêt.
« Je lance un appel aux autorités centrafricaines pour qu’elles mobilisent les services de renseignement, les forces de défense et les forces de sécurité intérieure afin d’exécuter le mandat d’arrêt et je demande le soutien de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) à cet égard », a dit M. Agbetse.
Il a également demandé la collaboration de la République de Guinée-Bissau, où réside l’ex-Président François Bozizé, et la coopération de tous les États voisins de la République centrafricaine.
« J’exhorte également…
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Auteur: Nations Unies FR

