« Le moment est grave, notre pays est attaqué, il fait face à l’agression et l’occupation rwandaise. » Devant les centaines de personnes réunies sur l’esplanade de l’Assemblée nationale de la capitale Kinshasa lundi 3 février, Ejiba Yamapia donne de la voix pour expliquer le contexte du rassemblement interreligieux qu’il a convoqué.
« L’heure est critique, nous sommes une nation croyante avec l’aide de Dieu que nous prions, nous vaincrons, y assurait alors encore ce représentant des Églises pentecôtistes des secouristes (EPS0) dans le pays, par ailleurs président de la plateforme des confessions religieuses en RD-Congo. Reconnaissant la toute-puissance du Créateur, (…) transformons nos inquiétudes en sujet de prière. »
Ce moment interreligieux faisait suite à une demande du ministre de la justice congolais Constant Mutamba. Alors que les combats s’intensifiaient dans l’est de la RD-Congo pour le contrôle de Goma, la capitale du Nord-Kivu, celui-ci avait sollicité les confessions religieuses pour qu’elles apportent leur contribution par l’organisation d’une journée de prière « contre l’agression rwandaise » et pour la restauration de la paix dans la partie est du pays.
À la suite de la prise de Goma, désormais contrôlée par les forces du M23 et leurs alliés, et après les manifestations de colère de la population à Kinshasa, les responsables religieux ont décidé lors d’une réunion d’urgence de tenir ce rassemblement le plus tôt possible. « En temps de guerre, nous mettons de côté nos différences pour venir ensemble en tant que peuple face aux tentatives menées pour diviser notre pays », a expliqué le président de la plateforme, tout en encourageant les dons en argent et en nature pour soutenir l’armée congolaise.
Aller au-delà « des simples condamnations »
Les responsables des Églises de réveil – évangéliques –, ont saisi l’occasion de ce rassemblement pour…
Auteur: Par Prisca Materanya (à Kinshasa, La Croix International)

