La République démocratique du Congo (RDC) est frappée de plein fouet par une épidémie d’Ebola avec 246 cas suspects et 80 décès vraisemblablement dus au virus, selon un dernier bilan, établi samedi 16 mai, aucun vaccin n’existant aujourd’hui contre le variant actuellement actif baptisé Bundibugyo et considéré comme hautement létal.
La RDC a connu sa dernière épidémie d’Ebola entre août et décembre 2025. Celle-ci avait fait au moins 34 morts dans le centre du pays. L’épidémie la plus meurtrière dans le vaste pays d’Afrique centrale de plus de 100 millions d’habitants avait fait près de 2 300 morts pour 3 500 malades, entre 2018 et 2020.
Ebola, qui provoque une fièvre hémorragique extrêmement contagieuse, reste redoutable malgré de récents vaccins et traitements efficaces contre une souche du virus. Il a fait 15 000 morts en Afrique au cours des 50 dernières années. Lors des flambées épidémiques des années écoulées, le taux de mortalité a fluctué entre 25 % et 90 %, selon l’OMS.
Vendredi matin, l’Africa CDC avait déclaré qu’une nouvelle épidémie était en cours en RDC. L’agence sanitaire de l’Union africaine à Addis-Abeba avait immédiatement mis en garde contre un « risque élevé de propagation » du virus. Dans la soirée, le ministère de la santé ougandais signalait le décès, des causes du virus, d’un Congolais de 59 ans jeudi dans un hôpital de la capitale ougandaise Kampala. Aucun « cas local » n’a été signalé pour l’instant, avait toutefois souligné le ministère.
Les tests menés en laboratoire sont tous arrivés à la conclusion qu’il s’agissait de la souche Bundibugyo. « La souche Bundibugyo n’a pas de vaccin et n’a pas de traitement spécifique », a souligné samedi le ministre de la Santé congolais Samuel-Roger Kamba lors d’une conférence de presse à Kinshasa.
« Avec cette souche, le taux de létalité…
Auteur: La Croix (avec AFP)

