Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les réductions de financement ont un impact sévère sur la prestation des services de santé.
« Dans le seul Nord-Kivu, l’OMS estime que 1,5 million de personnes sont actuellement directement touchées par les réductions des services de santé essentiels », a déclaré depuis Goma, le Dr Thierno Baldé, gestionnaire d’incidents au Bureau de l’OMS pour l’Afrique.
Dans cette partie orientale de la RDC en guerre, des services vitaux ne sont plus fournis aux populations. Il s’agit notamment « des services de santé primaire essentiels, des soins sexuels et reproductifs et des services de nutrition ».
Epuisement des stocks de vaccins
Les coupes budgétaires dans l’aide humanitaire menacent directement la moitié des 4 millions de personnes vivant dans le Nord-Kivu. « Les vaccins pour la vaccination de routine sont presque en rupture de stock à Goma », a averti M. Baldé.
Margaret Harris, porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé, a ajouté que le danger imminent d’une pénurie de vaccins concernait le monde entier.
« Les maladies infectieuses se moquent des frontières, des élections et des gouvernements. Si vous ne vaccinez pas partout, vous serez touchés partout », a-t-elle déclaré.
Sur le terrain, l’OMS a apporté des médicaments, des fournitures pour soigner les blessés, du matériel pour mettre en place des centres de traitement du choléra et bien d’autres choses encore.
« Grâce à notre entrepôt, nous avons soutenu les opérations de nos partenaires, mais nous avons bien sûr besoin de beaucoup plus », a ajouté le Dr Baldé, relevant qu’outre les problèmes d’accès, « les réductions de l’aide mondiale doivent être reconsidérées, car l’avenir de la région est en jeu ».
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Auteur: Nations Unies FR

